Aller au contenu
spilma

Banc de préconformité CEM : cellule TEM, sondes, LISN

Un banc de préconformité permet à une équipe matériel de voir un problème d'émission le jour où il apparaît, bien avant la campagne accréditée. Les instruments sont connus (cellule TEM ou GTEM, LISN, sonde de courant, sondes de champ proche, analyseur de spectre ou récepteur EMI), mais chacun a un texte derrière lui, et la plupart des erreurs de banc viennent de ce qu'on ignore ce texte : IEC 61000-4-20 pour les guides d'onde TEM, IEC 61967-2 et IEC TS 61967-3 pour les circuits intégrés, CISPR 16-1-1 pour le récepteur, CISPR 16-1-2 pour le LISN et les sondes de courant, CISPR 16-1-4 pour les antennes. Cette page revient à ces textes : quelle édition est en vigueur en octobre 2026, ce que chaque article apporte à l'utilisateur d'un banc, à quoi peut servir un résultat en cellule et à quoi il ne peut pas servir, et les affirmations courantes que les textes contredisent, dont plusieurs que cette page faisait elle-même.

TexteÉdition en vigueurCouvreUsage sur banc
IEC 61000-4-20Édition 3.0, 18 février 2022 (date de stabilité 2027)Émission et immunité en guides d'onde TEM : cellules TEM, GTEM, lignes à plaquesMesures en cellule, corrélation en champ
IEC 61967-2Édition 1.0, 29 septembre 2005 (date de stabilité 2031)Émissions rayonnées des circuits intégrés, cellule TEM ou GTEM avec port de paroi, 150 kHz à 1 GHzComparer des circuits ou des configurations
IEC TS 61967-3Édition 2.0, 25 août 2014 (date de stabilité 2028)Balayage de surface en champ proche des circuits intégrés, jusqu'à 6 GHzLocaliser des sources sur et autour d'un circuit
CISPR 16-1-1Édition 5.0, 22 mai 2019Récepteurs de mesure (récepteurs EMI et analyseurs de spectre), 9 kHz à 18 GHzDétecteurs, largeurs de bande, étalonnage (annexe J)
CISPR 16-1-22014 + AMD1:2017, édition consolidée 2.1Réseaux fictifs d'alimentation, sondes de courant et de tension, réseaux fictifs asymétriquesLISN, pince de courant, réseaux pour ports télécom
CISPR 16-1-4Édition 5.0, 3 octobre 2025Antennes et emplacements d'essai pour les mesures rayonnéesAntennes, validation des chambres
CISPR 16-2-32016 + AMD1:2019 + AMD2:2023, édition consolidée 4.2Méthodes de mesure des perturbations rayonnéesAnnexe E : l'analyseur de spectre convient-il ?
CISPR 322015 (édition 2.0)Limites d'émission des équipements multimédiaLimites ; annexe I (informative) pour la GTEM

Éditions et dates d'après les fiches de la boutique en ligne de l'IEC citées dans les sources. L'édition 3.0 de l'IEC 61000-4-20 a annulé et remplacé l'édition de 2010 ; il n'existe pas de version « 2010 + A1:2022 ».

ÉquipementRôleTexte de référence
Cellule TEM ou GTEMÉmissions et immunité rayonnées sur des EUT qui tiennent dans le volume d'essai validéIEC 61000-4-20
LISN (réseau fictif d'alimentation en V)Émissions conduites sur le port secteur, 150 kHz à 30 MHzCISPR 16-1-2 article 4
Sonde de courant (pince)Courant de mode commun sur câbles et faisceauxCISPR 16-1-2 article 5, étalonnage en annexe B
AAN (réseau fictif asymétrique, aussi appelé réseau en Y)Ports de réseau filaire et de signalCISPR 16-1-2 article 7
Sondes de champ proche (boucles H, sondes E)Localiser les sources sur une carte ou un circuit intégréIEC TS 61967-3 pour les circuits intégrés ; sinon pratique d'ingénierie
Analyseur de spectre ou récepteur EMILe récepteur de mesure derrière chaque sonde, réseau et antenneCISPR 16-1-1
AntennesMesures rayonnées en chambre, à partir de 30 MHzCISPR 16-1-4
Chambre semi-anéchoïque, FAR ou OATSDernier pré-essai avant la campagne accréditéeCISPR 16-1-4 ; voir types de chambres CEM

Une équipe peut commencer avec une cellule, un LISN, un récepteur de mesure et un jeu de sondes, puis ajouter des couches à mesure que la gamme de produits s'élargit. Pour les types de chambres eux-mêmes, voir Types de chambres CEM : SAC, FAR, OATS, réverbération.

L'édition 3.0 de l'IEC 61000-4-20 couvre les guides d'onde TEM ouverts (lignes à plaques, simulateurs d'impulsion électromagnétique) et fermés (cellules TEM), classés en guides à un port, à deux ports ou à ports multiples. Ses définitions donnent le vocabulaire utile :

  • Cellule TEM (3.1.21) : guide d'onde TEM fermé, souvent une ligne de transmission coaxiale rectangulaire, dont le conducteur extérieur entoure complètement un conducteur intérieur.
  • Septum (3.1.11) : le conducteur intérieur, souvent plat, placé de façon symétrique ou asymétrique dans le conducteur extérieur.
  • Guide d'onde TEM à un port (3.1.14) : un seul port d'entrée/sortie, généralement avec une terminaison large bande à l'autre extrémité. Cette terminaison (3.1.2) associe une charge discrète basse fréquence adaptée à l'impédance caractéristique, généralement 50 Ω, et un volume de matériau absorbant haute fréquence.
  • Impédance caractéristique (3.1.3) : les guides d'onde TEM sont généralement conçus pour 50 Ω ; des guides de 100 Ω sont souvent utilisés pour les essais en transitoires.
  • Algorithme de corrélation (3.1.4) : la méthode qui convertit les tensions du guide d'onde en champs équivalents OATS, SAC ou espace libre.
  • Manipulateur (3.1.13) : un positionneur non métallique qui tient l'EUT dans les positions exigées par l'algorithme de corrélation.

L'annexe D représente les deux structures fermées courantes : la cellule TEM à deux ports à septum symétrique (figure D.7) et la cellule TEM à un port à septum asymétrique (figure D.8), qui est la géométrie habituellement vendue sous le nom de cellule GTEM.

Le domaine d'application de l'IEC 61000-4-20 indique que « la gamme de fréquences dépend des exigences d'essai et du type de guide d'onde TEM ». L'annexe D.7 traite des limites en fréquence : dans une cellule fermée, des modes d'ordre supérieur apparaissent au-delà d'une fréquence fixée par la section, ce qui explique qu'une petite cellule à deux ports s'arrête plus bas qu'une grande cellule effilée à un port. La fréquence maximale d'une cellule donnée est donc une propriété de cette cellule, à lire sur sa fiche technique et à confirmer par la vérification du mode TEM de l'article 5.2.2. Les exemples de budgets d'incertitude de l'annexe F couvrent 30 MHz à 1 GHz et 1 GHz à 6 GHz.

L'article 5.2.1 fixe le volume d'essai et la taille maximale de l'EUT ; l'article 5.2.2 fixe la validation du volume d'essai utilisable, avec une procédure de vérification du mode TEM et de l'uniformité du champ en deux variantes (« puissance directe constante » et « champ constant », figures 1 et 2). L'article 6 distingue les petits et les grands EUT ; l'édition 3.0 a ajouté des indications sur les grands EUT, câbles compris. Un EUT qui ne tient pas dans le volume validé est mesuré hors des conditions supposées par la corrélation, ce qui rend le résultat peu fiable. Prenez la limite de taille dans la norme et dans le rapport de validation de votre cellule, pas dans une règle empirique.

L'annexe A est normative. L'utilisateur d'un banc en retient quatre parties :

Article de l'annexe AContenuConséquence sur le banc
A.3.2Algorithmes de corrélationLa tension au port de la cellule ne devient un champ équivalent que par l'algorithme
A.4Facteurs de correction, sources d'émission de référence, facteur de correction des petits EUTCaractériser la cellule avec une source connue avant de se fier à un chiffre
A.5.2 et figures A.1 à A.4Disposition de l'EUT, câble de sortie amené vers un coin du volume d'essai selon un angle défini, positionneur, orientations sur douze facesL'EUT se mesure dans plusieurs orientations, pas une seule
A.6Rapport d'essaiCe qu'il faut consigner pour que le résultat soit reproductible

L'annexe F (informative) donne l'incertitude d'instrumentation des résultats d'émission en guide d'onde TEM, et l'annexe H (informative) corrèle les limites d'émission entre installations, la figure H.5 montrant des limites de classe A et de classe B en guide d'onde TEM corrélées à partir de la CISPR 32.

L'IEC 61000-4-20 est une norme fondamentale. Son domaine d'application précise que, pour les émissions rayonnées, les comités de produits choisissent limites et méthodes de mesure en concertation avec les normes CISPR, et que ses méthodes, distinctes de celles de l'IEC 61000-4-3, peuvent être utilisées lorsque les comités de produits le prévoient. En pratique :

  • Émissions CISPR 32 : l'annexe I est informative et donne des limites GTEM « proposées ». Ce n'est pas une voie de conformité selon la CISPR 32 ; un passage en GTEM est une indication d'ingénierie.
  • Immunité rayonnée : l'EN 55035 admet les guides d'onde TEM (IEC 61000-4-20) et les chambres réverbérantes (IEC 61000-4-21) comme alternatives à l'IEC 61000-4-3 ; voir types de chambres CEM.

L'avant-propos liste les modifications techniques par rapport à l'édition de 2010 : informations sur l'essai des grands EUT, câbles compris ; travaux sur l'incertitude de mesure repris du CISPR et du TC 77 ; procédure de validation du volume d'essai mise à jour pour l'uniformité du champ et la vérification du mode TEM ; informations sur les guides à deux et quatre ports ; nouvelle annexe I informative sur la caractérisation des guides en transitoires ; informations sur les supports diélectriques d'EUT.

Méthodes au niveau du circuit intégré : IEC 61967-2 et IEC TS 61967-3

Section intitulée « Méthodes au niveau du circuit intégré : IEC 61967-2 et IEC TS 61967-3 »

Deux parties de la série IEC 61967 (IEC TC 47/SC 47A) appliquent la cellule TEM et la sonde de champ proche au circuit intégré.

IEC 61967-2:2005IEC TS 61967-3:2014
MéthodeCellule TEM ou GTEM large bande avec port de paroiBalayage de surface en champ proche (électrique, magnétique ou les deux)
Gamme de fréquences150 kHz à 1 GHzPrévue pour un usage jusqu'à 6 GHz
MontageLa carte d'essai est fixée sur un port découpé dans le haut ou le bas de la cellule et devient une partie de la paroiSonde balayée au-dessus du circuit, sur toute carte accessible à la sonde
Géométrie de référenceMise au point avec une cellule TEM 1 GHz et une cellule GTEM, toutes deux avec un écart septum-plancher de 45 mm au droit du portRésolution fixée par la sonde et le système de positionnement
Comparaison entre circuitsD'autres cellules peuvent servir aux mesures comparatives ; un facteur de conversion peut relier des cellules d'écarts de septum différentsUtiliser la carte d'essai normalisée de l'IEC 61967-1
ObjetMesurer l'émission rayonnée du circuitDiagnostic du placement et de la distribution d'alimentation

La fiche IEC de l'IEC 61967-2 désigne l'écart entre septum et carte d'essai comme le principal facteur influant sur la tension RF mesurée. Aucune des deux méthodes ne dit si un produit fini respecte la CISPR 32 ; toutes deux disent quel circuit, quel réglage logiciel ou quel découplage rayonne le moins.

L'IEC 61000-4-21 (édition 2.0, 2011) couvre les mesures d'immunité, d'émission et d'efficacité de blindage en chambre réverbérante, où un brasseur mécanique rend le champ statistiquement uniforme. L'annexe I de la CISPR 32 ne propose des limites en chambre réverbérante qu'au-dessus de 1 GHz, là encore à titre informatif. Pour un banc, une chambre réverbérante est rarement le premier achat ; voir types de chambres CEM et IEC 61000-4-3 immunité RF rayonnée.

L'article 4.1 de la CISPR 16-1-2 donne les trois fonctions d'un réseau fictif d'alimentation : présenter une impédance définie aux fréquences radio aux bornes de l'EUT, isoler le circuit d'essai des signaux indésirables du réseau d'alimentation, et transmettre la tension perturbatrice au récepteur de mesure. La norme précise que « LISN » et « V-AMN » s'emploient indifféremment.

Article CISPR 16-1-2RéseauBande
4.3V-AMN 50 Ω/50 μH + 5 Ω9 kHz à 150 kHz
4.4V-AMN 50 Ω/50 μH150 kHz à 30 MHz
4.5V-AMN 50 Ω/5 μH + 1 Ω150 kHz à 108 MHz
4.6V-AMN 150 Ω150 kHz à 30 MHz
4.7Réseau en delta 150 Ω150 kHz à 30 MHz

Pour les mesures secteur selon la CISPR 32 et la FCC Part 15, la référence est le réseau 50 Ω/50 μH de l'article 4.4 ; le 47 CFR 15.31(l) exige « a 50 ohm/50 uH line-impedance stabilization network (LISN) ». Les limites du port secteur de la CISPR 32 (tableaux A.9 et A.10) et du 47 CFR 15.107 sont des limites en tension de 150 kHz à 30 MHz. La CISPR 22 a été remplacée par la CISPR 32 ; dans l'UE, l'EN 55032 a remplacé l'EN 55022 le 5 mars 2017. La comparaison complète des limites et des réseaux figure dans Émissions conduites : méthode LISN.

Sondes de courant et réseaux fictifs asymétriques

Section intitulée « Sondes de courant et réseaux fictifs asymétriques »

Au-delà du port secteur, la perturbation circule en courant de mode commun sur les câbles. L'article 5 de la CISPR 16-1-2 spécifie les sondes de courant et de tension, et son annexe B informative couvre leur construction, leur gamme de fréquences et leur étalonnage, y compris l'impédance de transfert qui convertit la lecture du récepteur en courant. L'article 7 spécifie les réseaux fictifs asymétriques (AAN, aussi appelés réseaux en Y) utilisés sur les ports de réseau filaire et de signal ; les exigences relatives aux AAN ont été reprises de la CISPR 22 dans la CISPR 16-1-2.

Dans la CISPR 32, les limites en courant concernent les ports de réseau filaire (tableaux A.11 et A.12), pas le port secteur. Sur un banc, une pince autour d'un faisceau reste le moyen le plus rapide de voir quel câble porte le courant de mode commun qui apparaîtra plus tard comme un pic rayonné.

Quand le banc dépasse la cellule, l'étape suivante est une chambre et un jeu d'antennes. Les antennes et les emplacements d'essai sont spécifiés par la CISPR 16-1-4 (édition 5.0, 3 octobre 2025). Les limites rayonnées de la CISPR 32 commencent à 30 MHz ; au-dessus de 1 GHz, elles utilisent les détecteurs crête et moyenne. Une antenne biconique et une antenne log-périodique, ou un hybride des deux, couvrent généralement 30 MHz à 1 GHz, et des antennes cornets couvrent la gamme au-dessus ; vérifiez la bande de chaque modèle sur son certificat d'étalonnage.

Le certificat d'étalonnage donne le facteur d'antenne en espace libre en dB(1/m) en fonction de la fréquence. Le champ en dB(μV/m) est la lecture du récepteur en dB(μV) plus le facteur d'antenne plus la perte du câble. En cellule TEM, ce rôle revient à la corrélation de l'annexe A de l'IEC 61000-4-20. Pour les budgets d'incertitude, voir étalonnage et incertitude de mesure (GUM).

Une sonde de champ proche ne mesure pas la conformité ; elle indique d'où vient l'énergie. Les sondes à boucle H répondent au courant (boucles de commutation, chemins de retour, inductances, pistes) ; les sondes E répondent à la tension (nœuds à fort dV/dt, dissipateurs, pièces métalliques en l'air). Les petites sondes résolvent des détails plus fins, les grandes captent plus de signal. Les jeux de sondes et leurs tailles varient selon les fabricants ; lisez le facteur de sonde et le préamplificateur recommandé sur la fiche technique.

Au niveau du circuit intégré, la méthode est normalisée : l'IEC TS 61967-3 cartographie le champ électrique ou magnétique proche au-dessus du circuit, traite des données de mesure, du post-traitement et de l'échange de données (articles 9.4 à 9.6 de l'édition 2.0) et définit des systèmes de coordonnées (annexe D). Sur une carte produit, il n'existe pas de norme équivalente, et le résultat est une carte, pas un verdict.

Le champ magnétique entoure le courant qui le produit. Une boucle lit le maximum quand le champ la traverse, c'est-à-dire quand le plan de la boucle contient l'axe de la piste et se tient perpendiculaire à la carte. Faites tourner la sonde à chaque position et retenez le maximum ; une sonde tenue sous un angle fixe peut manquer complètement une source.

  1. Repérer la fréquence en cause sur la mesure en cellule, en chambre ou au LISN.
  2. Caler l'analyseur dessus avec une plage étroite et un maintien de crête.
  3. Balayer la carte alimentée avec une boucle H en faisant tourner la sonde, puis avec une sonde E.
  4. Marquer la position du maximum et la photographier.
  5. Recommencer pour les harmoniques et les autres fréquences suspectes.
  6. Modifier le routage, le filtrage ou le blindage.
  7. Remesurer en cellule ou en chambre, puis sonder à nouveau.

La lecture de la sonde est relative : comparez avant et après avec la même sonde, le même amplificateur, le même câble et les mêmes réglages d'analyseur, pas avec une limite.

La CISPR 16-1-1:2019 (édition 5.0) spécifie les appareils de mesure de 9 kHz à 18 GHz, et sa fiche IEC indique que ses spécifications s'appliquent aussi bien aux récepteurs EMI qu'aux analyseurs de spectre. La question n'est pas de savoir quel appareil vous possédez, mais s'il respecte les exigences ; l'annexe E de la CISPR 16-2-3 explique comment vérifier qu'un analyseur de spectre convient aux essais de conformité. Les exigences d'étalonnage des récepteurs de mesure figurent à l'annexe J de la CISPR 16-1-1.

Bandes, largeurs de bande et constantes de temps quasi-crête

Section intitulée « Bandes, largeurs de bande et constantes de temps quasi-crête »
Bande CISPRGamme de fréquencesLargeur de bande à 6 dBCharge / décharge quasi-crête
A9 kHz à 150 kHz200 Hz45 ms / 500 ms
B150 kHz à 30 MHz9 kHz1 ms / 160 ms
C30 MHz à 300 MHz120 kHz1 ms / 550 ms
D300 MHz à 1 GHz120 kHz1 ms / 550 ms
E1 GHz à 18 GHz1 MHzPas de détecteur quasi-crête spécifié

Source : valeurs de la CISPR 16-1-1 telles que reprises dans le livre blanc de fabricant cité dans les sources (source secondaire). Ces largeurs sont des largeurs à 6 dB ; un analyseur dont la largeur de bande de résolution est spécifiée à 3 dB ne les reproduit pas en affichant le même chiffre.

La CISPR 16-1-1 spécifie les détecteurs quasi-crête (article 5, jusqu'à 1 GHz), crête (article 6), moyenne (article 7) et moyenne efficace (article 8). Pour tout signal, la lecture crête n'est jamais inférieure à la lecture quasi-crête, et la lecture quasi-crête n'est jamais inférieure à la lecture moyenne. Un balayage crête comparé à une limite quasi-crête ou moyenne se trompe donc dans le sens pessimiste : il peut signaler une raie qui passe en quasi-crête, il ne peut pas masquer une raie qui échoue. La pratique courante est un prébalayage rapide en crête, puis des mesures finales en quasi-crête et en moyenne sur les raies proches de la limite (CISPR 16-2-3 article 8, mesure automatisée). Côté FCC, le 47 CFR 15.35(a) permet au responsable d'utiliser un détecteur crête à la même largeur de bande au lieu du quasi-crête sous 1000 MHz, et le 15.35(b) fixe une largeur de bande minimale de 1 MHz au-dessus de 1000 MHz, la crête étant plafonnée à 20 dB au-dessus de la limite moyenne.

Chaque élément de la chaîne contribue à l'incertitude : corrélation de la cellule, facteur d'antenne, facteur de division de tension du LISN, impédance de transfert de la sonde de courant, gain du préamplificateur, perte des câbles, exactitude du récepteur. Les textes donnent les outils plutôt qu'un calendrier : annexe J de la CISPR 16-1-1 pour les récepteurs, annexe B de la CISPR 16-1-2 pour les sondes de courant, annexe E de l'IEC 61000-4-20 pour l'étalonnage des sondes de champ E en guide d'onde TEM et annexe F pour le budget d'incertitude des émissions en guide d'onde TEM. Fixez l'intervalle de réétalonnage à partir de votre système qualité et de l'historique de l'instrument. Le cadre du GUM est traité dans étalonnage et incertitude de mesure (GUM).

  1. Niveau carte : jeu de sondes de champ proche avec préamplificateur, récepteur de mesure avec largeurs de bande et détecteurs CISPR, LISN 50 Ω/50 μH pour le port secteur, pince de courant.
  2. Niveau produit : cellule TEM ou GTEM dimensionnée pour vos produits, caractérisée selon l'annexe A de l'IEC 61000-4-20, avec le positionneur dont la corrélation a besoin.
  3. Niveau système : chambre avec antennes étalonnées, en interne ou en location, pour un dernier pré-essai avant la campagne accréditée.

L'étape rentable dépend de la gamme de produits ; beaucoup d'équipes s'arrêtent à la deuxième et louent du temps de chambre pour la troisième.

  1. Revue de routage avant fabrication : nœuds de commutation, horloges, sorties de connecteurs, chemins de retour et découplage. Voir Conception PCB pour la CEM.
  2. Carte nue à la mise sous tension : balayage en champ proche pour trouver les sources dominantes avant que le boîtier existe.
  3. Produit assemblé en cellule : dans le volume d'essai validé, dans les orientations exigées par l'annexe A, comparé à une limite corrélée à la cellule.
  4. Câbles : pince de courant sur chaque faisceau, puis cheminement, blindage et ferrites.
  5. Émissions conduites au LISN : port secteur comparé aux tableaux A.9 et A.10 de la CISPR 32 ou au 47 CFR 15.107, puis modification du filtre d'entrée.
  6. Dernier pré-essai en chambre avant de réserver la campagne accréditée. Voir essai CEM émissions rayonnées.
PiègeConséquence
EUT plus grand que le volume d'essai validé (IEC 61000-4-20 article 5.2)Conditions de corrélation non remplies, champ estimé peu fiable
Une seule orientation en celluleL'algorithme de corrélation de l'annexe A exige plusieurs positions ; une face peut cacher le radiateur principal
Facteur de cellule ou d'antenne non appliquéDes dB(μV) lus comme des dB(μV/m)
Analyseur laissé sur une largeur de bande de résolution par défautPas la largeur CISPR à 6 dB (par exemple 120 kHz de 30 MHz à 1 GHz), lectures non comparables à la limite
LISN d'un type inadapté à la bandeLa caractéristique 50 Ω/50 μH + 5 Ω est spécifiée de 9 kHz à 150 kHz ; de 150 kHz à 30 MHz, c'est le réseau de l'article 4.4
Câbles de sortie disposés au hasard dans la celluleL'annexe A amène le câble de sortie vers un coin du volume d'essai selon un angle défini ; une autre disposition change le résultat
Sonde de champ proche tenue sous un angle fixeSource manquée ou mal localisée
Disposition du banc différente de la norme produitBanc et laboratoire divergent ; l'annexe D de la CISPR 32 fixe la disposition des essais conduits
Passage en GTEM pris pour une conformité CISPR 32L'annexe I de la CISPR 32 est informative, avec des limites proposées
Affirmation couranteCe que dit le texte
« L'IEC 61000-4-20:2010 + A1:2022 est la version en vigueur » (cette page l'affirmait avant octobre 2026)L'édition 3.0 du 18 février 2022 a annulé et remplacé l'édition de 2010 dans le cadre d'une révision technique.
« Une cellule GTEM monte à 18 GHz et au-delà » (cette page)L'IEC 61000-4-20 ne donne pas ce chiffre : la gamme « dépend des exigences d'essai et du type de guide d'onde TEM ». Ses exemples de budgets d'incertitude s'arrêtent à 6 GHz. Lisez la limite de votre cellule sur sa fiche technique et sa validation.
« Une cellule TEM fonctionne jusqu'à environ 1 GHz et accepte un EUT d'un tiers à un quart de la hauteur du septum » (cette page)Les deux dépendent de la cellule. L'article 5.2.1 fixe le volume d'essai et la taille maximale de l'EUT, et le 5.2.2 la validation du volume. L'IEC 61967-2 a été mise au point avec une cellule TEM 1 GHz, propriété de cette cellule et non des cellules TEM en général.
« Sans l'option EMI, un analyseur en crête seule surestime la marge de 10 à 20 dB » (cette page)La crête lit au moins autant que la quasi-crête et la moyenne : une lecture crête sous-estime la marge, elle ne la surestime jamais. L'alternative crête du 47 CFR 15.35(a) fonctionne pour la même raison.
« Les détecteurs CISPR sont quasi-crête, moyenne, moyenne efficace et maintien de crête » (cette page)La CISPR 16-1-1 spécifie les détecteurs quasi-crête, crête, moyenne et moyenne efficace. Le maintien de crête est un mode d'affichage de l'analyseur.
« La CISPR 16-1-1 vise les récepteurs EMI ; les analyseurs sont un compromis »Son domaine d'application vise à la fois les récepteurs EMI et les analyseurs de spectre. Ce qui compte, c'est de respecter les exigences, vérifiées avec l'annexe E de la CISPR 16-2-3.
« Le LISN, c'est 50 Ω en parallèle avec 50 μH » (cette page)La CISPR 16-1-2 spécifie les réseaux par caractéristique d'impédance et par bande ; de 150 kHz à 30 MHz, la référence est le V-AMN 50 Ω/50 μH de l'article 4.4.
« La sonde de courant est associée à un ICN » (cette page)La CISPR 16-1-2 associe les sondes de courant à leur propre étalonnage (annexe B) et spécifie des réseaux fictifs asymétriques à l'article 7 pour les ports de signal et de réseau.
« Les annexes informatives de la CISPR 32 donnent une corrélation GTEM acceptée pour la conformité »L'annexe I est informative, avec des limites « proposées ». Les algorithmes de corrélation sont dans l'annexe A de l'IEC 61000-4-20.
  • Éditions en vigueur (octobre 2026) : IEC 61000-4-20 édition 3.0 (2022), IEC 61967-2 édition 1.0 (2005), IEC TS 61967-3 édition 2.0 (2014), CISPR 16-1-1 édition 5.0 (2019), CISPR 16-1-2 édition 2.1 (2017), CISPR 16-1-4 édition 5.0 (2025).
  • Résultats en guide d'onde TEM : valables là où la norme produit les admet ; pour les émissions CISPR 32, la GTEM n'est qu'informative.
  • Récepteurs : un seul jeu d'exigences pour récepteurs EMI et analyseurs de spectre, de 9 kHz à 18 GHz.
  • LISN : V-AMN 50 Ω/50 μH de 150 kHz à 30 MHz, même grandeur pour la CISPR 32 et le 47 CFR 15.107.

Sources & références

  1. IEC 61000-4-20:2022 (édition 3.0, 18 février 2022), Essais d'émission et d'immunité dans les guides d'onde TEM, IEC webstore.iec.ch/en/publication/34378
  2. IEC 61000-4-20:2022, aperçu : avant-propos, domaine d'application, définitions 3.1.1 à 3.1.22, sommaire, via iTeh, IEC (aperçu hébergé par iTeh Standards) cdn.standards.iteh.ai/samples/23836/7f387362b562451a80fc84ec4fe366fb/IEC-61000-4-20-2022.pdf
  3. IEC 61967-2:2005 (édition 1.0), Circuits intégrés, émissions rayonnées, méthode de la cellule TEM et de la cellule TEM large bande, 150 kHz à 1 GHz, IEC webstore.iec.ch/en/publication/6185
  4. IEC TS 61967-3:2014 (édition 2.0, 25 août 2014), Circuits intégrés, émissions rayonnées, méthode de balayage de surface, IEC webstore.iec.ch/en/publication/6186
  5. CISPR 16-1-1:2019 (édition 5.0, 22 mai 2019), Appareils de mesure, IEC webstore.iec.ch/en/publication/60774
  6. Le récepteur EMI selon la CISPR 16-1-1 (source secondaire, livre blanc de fabricant : largeurs de bande et constantes de temps quasi-crête par bande), Schwarzbeck Mess-Elektronik www.schwarzbeck.com/Datenblatt/EMIRcvrCISPR16.pdf
  7. CISPR 16-1-2:2014+AMD1:2017 CSV (édition 2.1), Dispositifs de couplage pour la mesure des perturbations conduites, IEC webstore.iec.ch/en/publication/61924
  8. CISPR 16-1-2:2014, aperçu (domaine d'application, définitions, sommaire), via iTeh, IEC (aperçu hébergé par iTeh Standards) cdn.standards.iteh.ai/samples/18695/654ac8b7fc284f7fa805646afb36b3db/CISPR-16-1-2-2014.pdf
  9. CISPR 16-1-4:2025 (édition 5.0), Antennes et emplacements d'essai pour la mesure des perturbations rayonnées, IEC webstore.iec.ch/en/publication/68250
  10. CISPR 16-2-3:2016+AMD1:2019+AMD2:2023 CSV (édition 4.2), Mesure des perturbations rayonnées, IEC webstore.iec.ch/en/publication/86318
  11. CISPR 32:2015 (édition 2.0), Compatibilité électromagnétique des équipements multimédia, exigences d'émission, IEC webstore.iec.ch/en/publication/22046
  12. CISPR 32:2015 RLV, aperçu (sommaire, tableaux GTEM et chambre réverbérante de l'annexe I), via iTeh, IEC (aperçu hébergé par iTeh Standards) cdn.standards.iteh.ai/samples/20486/c899a27bb5574bdaa724e48fe2f56fd5/CISPR-32-2015.pdf
  13. IEC 61000-4-21:2011 (édition 2.0), Méthodes d'essai en chambre réverbérante, IEC webstore.iec.ch/en/publication/4191
  14. IEC 61000-4-3:2020 (édition 4.0), Essai d'immunité aux champs électromagnétiques rayonnés aux fréquences radioélectriques, IEC webstore.iec.ch/en/publication/59849
  15. 47 CFR 15.35, Fonctions de détection et largeurs de bande de mesure, eCFR www.ecfr.gov/current/title-47/chapter-I/subchapter-A/part-15/subpart-A/section-15.35
  16. 47 CFR 15.31, Normes de mesure (LISN 50 ohms/50 uH au 15.31(l)), eCFR www.ecfr.gov/current/title-47/chapter-I/subchapter-A/part-15/subpart-A/section-15.31
  17. FCC Part 15 Subpart B, Radiateurs non intentionnels, eCFR www.ecfr.gov/current/title-47/chapter-I/subchapter-A/part-15/subpart-B

Questions fréquentes

Pourquoi faire de la préconformité CEM en interne ?
Pour trouver et corriger les problèmes d'émission tant que la conception peut encore changer à faible coût, et pour boucler le cycle mesure, modification, nouvelle mesure dans la journée au lieu d'attendre un créneau de laboratoire. Un résultat de préconformité n'est pas un résultat de conformité : le rapport qu'examineront l'autorité de surveillance du marché ou la FCC provient d'un site et d'instruments conformes à la série CISPR 16 et à la disposition de la norme produit. Le banc est un filtre, pas un substitut.
Quelle est la différence entre une cellule TEM et une cellule GTEM ?
L'IEC 61000-4-20 définit la cellule TEM comme un guide d'onde TEM fermé, souvent une ligne coaxiale rectangulaire, dont le conducteur extérieur entoure complètement un conducteur intérieur (le septum). La cellule TEM classique est un guide à deux ports avec un septum symétrique. La cellule GTEM est une cellule TEM à un port avec un septum asymétrique ; la norme indique que les guides à un port se terminent généralement par une terminaison large bande associant une charge discrète de 50 ohms et un matériau absorbant. L'IEC 61000-4-20 ne fixe aucune fréquence maximale pour l'un ou l'autre type : son domaine d'application précise que la gamme dépend des exigences d'essai et du guide d'onde utilisé.
Un analyseur de spectre suffit-il, ou faut-il un récepteur EMI ?
La CISPR 16-1-1:2019 (édition 5.0) s'applique aux deux : son terme « récepteur de mesure » couvre les récepteurs EMI et les analyseurs de spectre. Ce qui compte, c'est que l'instrument respecte les exigences, en particulier les largeurs de bande à 6 dB (200 Hz, 9 kHz, 120 kHz, 1 MHz selon la bande) et les détecteurs quasi-crête, crête, moyenne et moyenne efficace. L'annexe E de la CISPR 16-2-3 explique comment vérifier qu'un analyseur de spectre convient aux essais de conformité. Un simple analyseur en mode crête lit au moins autant qu'en quasi-crête : il se trompe dans le sens pessimiste, jamais optimiste.
À quoi sert réellement un LISN ?
L'article 4.1 de la CISPR 16-1-2 lui donne trois fonctions : présenter une impédance définie aux fréquences radio aux bornes de l'EUT, isoler le circuit d'essai des signaux indésirables du réseau d'alimentation, et transmettre la tension perturbatrice au récepteur de mesure. De 150 kHz à 30 MHz, le réseau est le V-AMN 50 ohms/50 μH de l'article 4.4 ; le réseau 50 ohms/50 μH + 5 ohms de l'article 4.3 est spécifié de 9 kHz à 150 kHz. Le 47 CFR 15.31(l) impose un LISN 50 ohms/50 uH pour les mesures FCC sur les lignes d'alimentation.
Quelle place pour les sondes de champ proche ?
Elles localisent les sources, elles ne mesurent pas la conformité : aucune limite d'émission produit n'est exprimée en unités de sonde de champ proche. Pour les circuits intégrés, l'IEC TS 61967-3:2014 normalise un balayage de surface du champ électrique ou magnétique proche au-dessus du circuit, jusqu'à 6 GHz, comme outil de diagnostic du placement et de la distribution d'alimentation. Sur une carte produit, on applique la même idée de façon informelle : caler l'analyseur sur une fréquence vue en cellule ou en chambre, déplacer la sonde jusqu'au maximum, modifier la conception, remesurer.
Une mesure en cellule TEM ou GTEM peut-elle remplacer l'essai en chambre ?
Seulement si la norme produit l'autorise. L'IEC 61000-4-20 est une norme fondamentale : son domaine d'application indique que les comités de produits choisissent limites et méthodes avec le CISPR. Son annexe A donne des algorithmes de corrélation qui convertissent les tensions du guide d'onde en champs équivalents OATS, SAC ou espace libre. La CISPR 32 place les méthodes GTEM dans son annexe I informative, avec des limites « proposées » : pour la CISPR 32, un résultat GTEM n'est pas un résultat de conformité.
Quelle norme couvre les essais d'émission de circuits intégrés en cellule TEM ?
L'IEC 61967-2:2005 (édition 1.0, date de stabilité 2031). Le circuit est monté sur une carte d'essai fixée sur un port de paroi d'une cellule TEM ou GTEM : la carte devient une partie de la paroi. La méthode couvre 150 kHz à 1 GHz et a été mise au point avec une cellule TEM 1 GHz et une cellule GTEM, toutes deux avec un écart septum-plancher de 45 mm au droit du port. Elle compare des circuits intégrés ; elle ne dit pas si un produit fini passe la CISPR 32.
Quelles sont les erreurs les plus courantes sur un banc interne ?
Un EUT plus grand que le volume d'essai validé de la cellule ; l'oubli des positions multiples dont l'algorithme de corrélation a besoin ; une lecture en dB(μV) prise pour des dB(μV/m) sans facteur de cellule ou d'antenne ; un LISN d'un type inadapté à la bande ; un analyseur laissé sur une largeur de bande par défaut au lieu de la largeur CISPR ; et un passage sur banc pris pour une preuve de conformité alors que la disposition de la norme produit n'a pas été reproduite.